Vincent Leclabart, Président de l’AACC et Fondateur de l’agence Australie

Posté par: Matthieu Joëssel 16/10/2015

« LE PAPIER PERMET DE MAXIMISER LES CONTACTS, DE FIXER L’INFORMATION » 

Le rôle du papier. Le papier a un rôle de répétition. On peut le consulter, puis le reprendre plus tard, il permet de maximiser les contacts, de fixer l’information. Sur le web on compte en impressions alors que sur le papier, on imprime. Le vocabulaire n'est pas anodin.

Ses atouts sv le digital. Le papier conserve beaucoup d'atouts par rapport au digital, notamment pour ce qui concerne la lecture de la presse. Le papier, on y revient.
C’est super-portable, on peut l’emmener partout, on le conserve. La lecture sur tablette est plus compliquée, le papier va plus vite. La presse papier crée des contrats de lecture, on sait très vite où on en est tandis que le digital semble provoquer une uniformité de traitement des sujets.
 

Mesurer l’efficacité de la communication demeure compliqué. Moi je pense que la formule de John Wanamaker est toujours d’actualité. Cet épicier américain, pionnier des grands magasins au 19e siècle, a cru très tôt à la publicité mais avait aussi coutume de dire : « La moitié de l’argent que je dépense en publicité est gaspillée, mais je ne sais pas laquelle. » Maintenant, on dispose d’une grande quantité de données sur les taux de clic, les taux de rebond, les taux d’ouverture, les like, les retweet, etc. Mais sait-on mieux pour autant si ça aide à vendre ?

La force du catalogue. Ce qu’on sait nous, c’est que les gens adorent les catalogues. On avance avec Leclerc sur le concept du Zéro prospectus, on propose aux gens de basculer sur le digital, mais la bascule n’est pas encore optimisée. C’est assez lent en fait. Les gens continuent de comparer les prospectus de façon rituelle. Ils aiment ça parce que c’est de l’info, ils trouvent très vite ce qu’ils aiment ou pas, et ça leur donne des idées. Ceux qui n’aiment pas ça, ce sont ceux qui n’aiment pas faire les courses !

Communiquer en presse. Je pense que les papetiers devraient en permanence rappeler les atouts et les qualités du print, surtout aux jeunes et aux annonceurs, qui peuvent le trouver trop lent ou trop onéreux. Il faut leur rappeler que la presse crée des rendez-vous avec ses lecteurs et donc, crée une place à part dans la relation avec les gens. La presse c’est une somme de supports que les gens aiment, qui permettent de toucher plus facilement les lecteurs de tels ou tels titres dans un esprit affinitaire. 
 

Des coups de coeur récemment ? En presse, j’ai vu ces derniers mois de très belles campagnes. Je pense à Ricard, des annonces avec beaucoup de mots et qu’il faut prendre le temps de lire, donc qui ne peuvent exister qu’en presse.

La campagne contre l’illettrism est évidemment une campagne print remarquable et qui ne peu se faire qu’en print aussi. Et dan un autre genre, Taschen est l preuve vivante que l’imprimé n’es pas mort, il y a de la place pour de gens créatifs qui font du beau ave du sens.


Source: Print Power Magazine - Printemps 2014