Jacques Claude, Président de Gutenberg Networks

Posté par: Matthieu Joëssel 08/12/2015

« Le média print, grâce aux nombreuses innovations  qui sont apparues ces dernières années, offre une incroyable palette pour l’expression créative. » Jacques Claude, Président de Gutenberg Network

 

Contrairement à ce qui se passait il y a quelques années, plus personne n’oppose print et digital. Les annonceurs les utilisent désormais de façon complémentaire, cohérente, avec de nombreuses synergies. 

Jacques Claude, Chairman de Gutenberg NetworksNous venons de mener une étude sur la communication commerciale récente des grandes enseignes de distribution alimentaire et j’ai été agréablement surpris par l’homogénéité qu’affichent la plupart d’entre elles via leurs catalogues, les réseaux sociaux, la publicité digitale et la communication en points de vente, au sein d’un parcours client réellement maîtrisé.
La communication imprimée reste souvent l’élément structurant de cette communication : c’est un support physique qui a l’avantage de pouvoir être conservé, annoté, consulté, comparé, qui permet au client final d’élaborer ses stratégies d’achat et dont toutes les études montrent l’efficacité pour informer et vendre.   
Du reste, comme le print est un média relativement coûteux par rapport à des médias digitaux, il aurait fortement souffert s’il n’affichait pas cette remarquable efficacité et un ROI flatteur.
A mon sens, les vraies mesures d’efficacité marketing du print tiennent un peu du raisonnement par l’absurde : ces dernières années, les exemples abondent d’enseignes qui ont totalement ou partiellement abandonné le print au profit de médias digitaux, en accompagnant d’ailleurs souvent cette démarche d’un discours  « militant » de type greenwashing. Dans tous les cas, cette décision a été suivie par une baisse sensible de leurs ventes, qui a amené les annonceurs à faire rapidement machine arrière.

Outre cette observation pragmatique, il y a un grand nombre d’études sur le sujet. La plus intéressante à mon avis (Is the catalog dead ? Not in the Omnichannel world) a été menée par le cabinet Kurt Salmon, et reprise dans le Harvard Business Review en février 2015. Les auteurs s’intéressent notamment à des « pure players » du e-commerce, comme Nordstrom, Williams-Sonoma ou Bonobos, qui ont mis en place un catalogue papier, et montrent comment celui-ci « booste » les ventes en ligne, que ce soit le montant du panier moyen, le taux de retour ou la fidélisation.

Le média print, grâce aux nombreuses innovations qui sont apparues ces dernières années, offre une incroyable palette pour l’expression créative, que ce soit dans les matières et formats utilisés, dans le traitement des couleurs et finitions, la personnalisation one-to-one, mais aussi les interfaces avec le monde digital. C’est ce que nous montrons via notre maison d’édition Les Cahiers Intempestifs, qui est notre véritable laboratoire de recherche en innovation graphique. Dans le même esprit, je suis toujours impressionné par la passion pour la chose imprimée qu’ont les jeunes graphistes que nous embauchons ou prenons en stage, et qui sont de la génération des « digital natives ». Internet, les réseaux sociaux, les blogs, sont leurs quotidiens fugaces ; l’imprimé est ce qui va rester et  se pérenniser…
+ Gutenberg networks produit et gère le contenu commercial dont ses clients ont besoin pour leur communication auprès de leurs propres clients, à travers le print, le digital ou encore la vidéo. Leader sur le marché français, la société intensifie sa présence à l’international où son modèle a fait ses preuves.


Source: Print Power Magazine - automne 2015